Le Réseau de laboratoires de niveau de biosécurité 4 pour les zoonoses (réseau BSL4Z) a été créé en 2016. Il s’agit d’un réseau international d’organisations gouvernementales situées au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Allemagne et au Royaume-Uni qui disposent de laboratoires à haut niveau de confinement. Les membres ont la responsabilité, à l’échelle nationale, de protéger la santé animale, la santé publique et les ressources agricoles, et de renforcer la capacité scientifique de leurs laboratoires à haut niveau de confinement.
Le réseau BSL4Z est codirigé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) et bénéficie d’un financement et de contributions en nature de la part des deux organisations. Le secrétariat est hébergé par la Direction générale des sciences de l’ACIA, au sein de la Direction des sciences de la santé des animaux.
Le réseau BSL4Z encourage la collaboration et l’échange de renseignements entre les partenaires internationaux afin de renforcer la capacité, l’expertise, la recherche, la formation et les capacités de diagnostic pour faire face aux agents pathogènes mortels.
Henipavirus est le genre taxonomique d’un groupe de virus de la famille des Paramyxoviridae qui comprend le virus Hendra (HeV) et le virus Nipah (NiV). Ces virus sont des agents zoonotiques hautement pathogènes chez l’humain et présentent des taux de létalité de 40 à 70 %. À ce titre, ces virus sont classés comme agents de niveau de biosécurité 4 (BSL-4) et nécessitent le niveau le plus élevé de bioconfinement en laboratoire. Il est important de noter qu’ils possèdent de nombreuses caractéristiques physiques leur permettant de servir d’agents potentiels de bioterrorisme et sont également considérés comme des agents pathogènes zoonotiques émergents dont la répartition géographique est de plus en plus importante en Australie, en Nouvelle-Calédonie, en Asie du Sud et du Sud-Est, au Bangladesh, en Inde et à Madagascar.
Le réseau BSL4Z a organisé un atelier sur l’analyse des lacunes concernant l’Henipavirus en novembre 2017 au Centre national des maladies animales exotiques (CNMAE) à Winnipeg, au Canada. Depuis, notre compréhension des virus Nipah et Hendra s’est considérablement améliorée. En outre, de nouveaux henipavirus ont fait leur apparition; par exemple, en août 2022, une nouvelle espèce d’Henipavirus (virus de Langya, LayV) a été découverte parmi des cas humains fébriles dans l’est de la Chine.
Compte tenu du temps écoulé et des avancées récentes dans le domaine des henipavirus, il est nécessaire de procéder à une nouvelle analyse des lacunes en matière d’agents pathogènes. L’entrepreneur sera responsable de la planification et de la mise en œuvre de l’atelier d’analyse des lacunes et de la rédaction d’un rapport connexe.
Une analyse des lacunes en matière d’agents pathogènes est une approche systématique utilisée pour cerner et évaluer les lacunes dans les connaissances actuelles, la surveillance et les capacités d’intervention à l’égard de certains agents pathogènes. Elle consiste généralement à examiner les données existantes sur les caractéristiques des agents pathogènes, leur transmission et les mesures de confinement afin d’indiquer les domaines où il est nécessaire de mener davantage de recherches, d’améliorer les outils de diagnostic ou de renforcer les stratégies de contrôle. Ce processus est essentiel pour se préparer aux nouvelles menaces infectieuses en déterminant les vulnérabilités critiques et en éclairant les stratégies en matière de santé publique et animale.
Analyse IA
Obtenez un résumé en langage clair de cet appel d'offres — ce qu'ils demandent, qui peut soumissionner, comment l'aborder et des conseils pour les petits fournisseurs. Quelques secondes suffisent.