Pêches et Océans Canada (MPO) a une exigence concernant la conservation, l’élevage et la reproduction génétiquement contrôlée du corégone de l’Atlantique détenu en captivité ainsi que tout autre jeune de l’année capturé dans le milieu naturel pendant l’année en cours et les années futures du projet, ainsi que concernant la poursuite de l’élaboration et de la mise à l’essai du tableau des marqueurs génétiques afin d’appuyer l’élaboration d’une stratégie préliminaire d’accouplement pour la reproduction du corégone de l’Atlantique.
Les travaux comporteront les éléments ci-après :
Objectifs du projet
Les objectifs du projet sont constitués des deux (2) volets suivants :
a) La conservation et l’élevage du corégone de l’Atlantique à des fins de reproduction et pour la libération de sa progéniture l’année de sa naissance;
b) La reproduction génétiquement contrôle (dans le but de préserver la diversité génétique de la descendance produite dans la mesure du possible, selon les directives de la stratégie d’accouplement) des stocks à mesure qu’ils atteignent la maturité pour fournir une progéniture en vue de futures activités d’expansion de l’aire de répartition ou d’essais de recherche.
Critères d’évaluation de l’énoncé de capacités (exigences essentielles minimales)
Tout fournisseur intéressé doit démontrer, au moyen d’un énoncé des capacités, qu’il satisfait aux exigences suivantes :
Installation et équipement :
a) La conservation, l’élevage et la reproduction du corégone de l’Atlantique doivent se faire dans une installation local appropriée (en Nouvelle-Écosse et dans un rayon de 100 km à 150 km du site de récolte, compte tenu du besoin de transporter le poisson rapidement et en toute sécurité à destination et en provenance de la nature), au moyen de bassins décrits à la section « Tâches générales » ci-dessus), d’espaces de recherche et de l’équipement nécessaires pour accommoder une population croissante de corégone de l’Atlantique en captivité, ainsi que le travail à faire.
b) L’installation doit être dotée d’un système mécanique qui peut fournir de l’eau de mer et de l’eau douce de haute qualité et à température contrôlée toute l’année.
c) L’installation doit également être dotée de systèmes à sécurité intégrée pour prévenir les défaillances mécaniques, ainsi que d’un système d’alarme pouvant aviser le personnel après les heures de travail en cas de problème mécanique, et d’une génératrice pour les systèmes de soutien à la vie des animaux aquatiques, en cas de panne de courant.
d) L’installation doit également pouvoir recourir à l’expertise vétérinaire en milieu aquatique qui participe aux activités de l’installation.
e) Le personnel doit être disponible pour fournir des soins, une alimentation et un soutien en matière de bien-être animal tous les jours de la semaine.
Expérience :
a) Au moins 10 ans d’expérience directe de l’exploitation mécanique des systèmes aquatiques et une vaste expérience (au moins deux [2] ans) en recherche aquatique, notamment dans les domaines suivants :
b) Expérience antérieure de l’aquaculture aux stades de l’écloserie et du grossissement, ainsi qu’une expérience particulière de la manipulation, du soin et de la culture des espèces aquatiques en péril.
c) Expérience de la génétique des populations et de la conservation du poisson, y compris les espèces aquatiques en péril.
d) Expérience acquise dans le cadre de projets similaires d’envergure, de portée et de complexité semblables.
e) Expérience de l’alevinage des salmonidés à tous les stades biologiques, y compris des connaissances et de l’expérience en physiologie des poissons à nageoires, en alimentation des poissons, en évaluation de la maturation sexuelle et en techniques de frai artificiel des salmonidés.
Qualification universitaire :
a) Être titulaire au moins d’un baccalauréat d’une université reconnue dans le domaine des sciences aquatiques ou de l’aquaculture.
Désignation, accréditation et/ou certification professionnelle :
a) Posséder une certification en exploitation de systèmes d’aquaculture de recirculation (SAR) ou un minimum de 10 ans d’expérience de travail dans ce domaine.
b) Être titulaire d’un certificat de bonnes pratiques animales du décerné par le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA).