n
La Cote air santé (CAS) est un outil de communication qui résume les risques d’effets nocifs pour la santé
associés à trois polluants atmosphériques importants, soit l’ozone troposphérique (O3), le dioxyde
d’azote (NO2) et les matières particulaires fines (PM2,5), et fournit au public une indication sur les
activités quotidiennes à l’extérieur afin de protéger sa santé contre la pollution atmosphérique
extérieure. La CAS repose donc principalement sur deux bases de données : les données de santé
publique et les données sur la pollution atmosphérique extérieure. La principale source de données sur
les concentrations de polluants dans l’air extérieur est le programme du Réseau national de surveillance
de la pollution atmosphérique (RNSPA), qui fournit des données précises et à long terme sur la qualité de
l’air dans l’ensemble du Canada. Le RNSPA a été mis sur pied en 1969 afin de surveiller et d’évaluer la
qualité de l’air ambiant dans les régions peuplées (régions urbaines) du Canada. Après avoir commencé
par 36 sites de surveillance pour la base de données pancanadienne, ce réseau compte aujourd’hui
286 sites répartis dans 203 communautés dans toutes les provinces et tous les territoires. Même si le
nombre de stations de surveillance au sol du RNSPA a augmenté et que sa couverture spatiale s’est
étendue, on s’inquiète toujours du fait que la population canadienne vivant dans les zones rurales n’est
pas couverte par les stations du RNSPA et qu’elle est donc sous-représentée dans les programmes liés à
la pollution atmosphérique, y compris la CAS.
Pour améliorer la CAS actuelle, ce projet s’articule autour de trois axes principaux : 1) étendre la
couverture spatiale (en particulier aux zones rurales), 2) inclure les dernières années et 3) prendre en
compte l’influence des changements climatiques (p. ex. la concentration extrême de PM2,5 due aux feux
de forêt). L’inclusion des zones rurales est essentielle pour que la CAS soit un programme national, ne se
limitant pas aux zones urbaines. Comme les zones rurales ne disposent pas de stations du RNSPA, il est
nécessaire d’estimer les concentrations au moyen de données satellitaires, de modèles de régression de
l’utilisation des terres, des sources d’émission ou d’autres ressources. Il s’agit du principal objectif du
présent projet.
À l’heure actuelle, Santé Canada dispose de données de modélisation CMAQ pour l’O3, le NO2, les PM2,5
et le SO2 pour la période de 2000 à 2020. Les données de CMAQ ajustées en fonction des feux de forêt
concernent toutefois la période de 2015 à 2020, et non les années antérieures. Santé Canada a donc
besoin de données de CMAQ ajustées en fonction des feux de forêt pour les dernières années (2021 à
2023) et les années antérieures (2001 à 2014).
Le projet présente trois objectifs pour répondre aux préoccupations liées à la concentration estimée de
pollution atmosphérique au Canada :Page 52 de 60
Unclassified / Non classifié
1) des modèles améliorés (p. ex. modélisation CMAQ ajustée en fonction des émissions et des feux
de forêt) afin de mieux estimer les quatre polluants atmosphériques (O3, NO2, SO2 et PM2,5);
2) élargissement de la couverture spatiale aux régions rurales (couverture spatiale élevée);
(3) accroissement de la couverture temporelle par l’ajout de la concentration horaire de la pollution
atmosphérique, en plus de la moyenne quotidienne et annuelle, pour les années 2021 à 2023 et 2001 à
2014.
Remarque : Plusieurs régions rurales sont regroupées au sein d’une division de recensement, qui compte
au moins 40 000 habitants, mais qui ne dispose d’aucune station de surveillance du RNSPA