l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) exerce une surveillance de la santé publique sur les infections associées aux soins de santé (IASS). Ce travail vise à éclairer les meilleures pratiques conçues afin de réduire le risque de microorganismes résistants aux antimicrobiens (MRA) pour les Canadiens, en particulier par la mise en œuvre de programmes de prévention et de contrôle des infections (PCI) et de programmes de gestion des antimicrobiens (PGA) en milieu hospitalier.
Outre la surveillance active, le Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) recueille des données sur les IASS, les MRA et l’utilisation des antimicrobiens par le biais d’études de prévalence ponctuelle périodiques. À ce jour, le PCSIN a mené trois études de prévalence ponctuelle (2002, 2009 et 2017). Il est prévu que la prochaine étude de prévalence ponctuelle soit réalisée en 2024. Contrairement à nos partenaires du groupe de travail transatlantique sur la résistance aux antimicrobiens (TATFAR), le PCSIN doit encore valider ses données sur la prévalence ponctuelle. Le PCSIN propose donc, dans le cadre de l’étude de prévalence ponctuelle de 2024, un projet pilote qui permettra à un sous-ensemble d’hôpitaux ayant répondu à l’enquête de prévalence ponctuelle principale de mener en parallèle une étude de validation.
L’objectif global de ce travail est d’améliorer l’accès de l’ASPC aux données sur les IASS, la résistance aux antimicrobiens (RAM) et l’utilisation des antimicrobiens (UAM) grâce à la mise en œuvre de l’enquête canadienne de prévalence ponctuelle dans les soins de courte durée (CAPPS) à partir d’un échantillon national représentatif d’hôpitaux de soins de courte durée partout au Canada. Ces données aideront l’ASPC à comprendre le fardeau des IASS (y compris les MRA) afin d’éclairer les programmes de PCI et les PGA, de contribuer à réduire les taux d’IASS (y compris la RAM) dans les hôpitaux, de réduire les coûts des soins de santé et d’améliorer les soins aux patients.
Comme la prestation des soins de santé est principalement assurée par les gouvernements provinciaux et territoriaux (c.-à-d. que l’ASPC n’a pas d’accès direct aux hôpitaux admissibles) et que la définition des diagnostics de maladie n’est pas harmonisée entre les compétences, l’ASPC a besoin de l’intervention d’un intermédiaire. L’entrepreneur doit être une organisation ou une association nationale établie, spécialisée dans la microbiologie médicale ou la médecine des maladies infectieuses, afin de garantir une représentation nationale et une normalisation des données.