1. Contexte :
L’autorité scientifique dirige des études de surveillance de base sur les polluants organiques persistants (POP) chez les mammifères marins et les poissons de l’Arctique, de même que dans l’eau et les sédiments de l’Arctique, qui sont menées dans le cadre du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN). Les études visent également les poissons des secteurs préoccupants dans le bassin des Grands Lacs, dans le cadre du Plan d’action des Grands Lacs. Les ensembles de données pour les études sur l’Arctique sont volumineux : ils sont le produit des échantillonnages annuels effectués dans 3 emplacements pour les phoques annelés et comprennent près de 100 composés organiques halogénés individuels comme analytes. En outre, les données sur les poissons des secteurs préoccupants des Grands Lacs seront comparées aux mesures des POP effectuées précédemment afin d’évaluer l’exposition et l’efficacité des programmes d’atténuation. Les séries chronologiques de plusieurs contaminants sont disponibles, et elles s’étendent sur des périodes allant jusqu’à 35 ans, offrant un aperçu unique des tendances régionales et mondiales en matière de pollution. Ces données ont été largement utilisées dans les activités internationales du Canada, telles que l’élaboration de la Convention de Stockholm sur les POP et l’établissement de rapports sur l’état des Grands Lacs. Les concentrations de POP des échantillons prélevés dans l’Arctique sont généralement très faibles en raison de l’éloignement des lacs et des milieux marins d’où proviennent les échantillons. On s’attend à trouver des concentrations plus élevées chez les poissons des secteurs préoccupants des Grands Lacs, mais les études doivent porter sur les mêmes analytes que pour les échantillons prélevés dans l’Arctique et utiliser des limites de détection identiques.
Nous cherchons un laboratoire externe pouvant analyser ces échantillons. L’autorité scientifique fournirait les échantillons au laboratoire, qui, une fois l’extraction et l’analyse réalisées, enverrait les extraits à Environnement Canada en vue d’analyses supplémentaires. Le laboratoire sous contrat serait tenu de démontrer qu’il peut satisfaire à des critères rigoureux d’assurance de la qualité, notamment l’absence de contamination des échantillons témoins, la constance de la performance en ce qui concerne l’analyse de matériaux de référence certifiés et la preuve d’une participation réussie à des programmes nationaux ou internationaux d’assurance de la qualité.