La Cote air santé (CAS) est un outil de communication qui résume les risques individuels associés à l’ozone (O3), au dioxyde d’azote (NO2) et aux matières particulaires fines (PM2,5), afin de fournir des conseils au public sur la façon de protéger leur santé contre les effets néfastes de la pollution atmosphérique extérieure. La CAS actuelle est déclarée dans des collectivités individuelles en function des concentrations locales de pollution atmosphérique appliquées aux paramètres du modèle qui sont dérivés des analyses nationales. Ici, les paramètres représentent le risque relatif de trois polluants atmosphériques, l’ozone troposphérique, le NO2 et les PM2,5, à l’échelle du pays, et doivent donc êtreestimés par toutes les villes incluses. L’hypothèse de cette approche est que l’incidence des polluants atmosphériques sur la santé publique est la même partout au Canada, peu importe les différences entre les emplacements géographiques. Le paramètre du modèle indique cette incidence par unité de chaque polluant et devrait donc être le même pour toutes les villes canadiennes. Toutefois, chaque ville a des concentrations différentes et un contexte environnemental différent (p. ex. la température), et l’utilisation des concentrations locales avec les estimations des paramètres nationaux montrerait donc l’incidence locale totale (et non par unité). Cette approche dépend du nombre de villes incluses et du nombred’années examinées, comme l’indiquent les trois objectifs.Des mises à jour de la CAS sont requises dans trois domaines. Premièrement, la CAS actuelle ne représente pas entièrement l’effet des expositions combinées sur la santé en raison des interactions entre les trois polluants atmosphériques. Deuxièmement, la CAS actuelle est fondée sur les grands centres urbains seulement, en raison de la disponibilité des données sur la pollution atmosphérique. La CAS est conçue pour être utilisée à l’échelle nationale et il est donc souhaitable de l’étendre aux regions rurales et aux petites régions urbaines. Troisièmement, la CAS actuelle est fondée sur les données de 1991-2000. Le profil démographique du Canada, le profil de la qualité de l’air et les soins médicaux ont changé depuis 2000, ce qui peut changer la relation entre l’exposition et les résultats pour la santé au fil du temps et, par conséquent, il est également nécessaire de l’étendre aux dernières années.Des projets antérieurs ont permis de mettre au point de nouveaux modèles pour le risque combiné des trois polluants, qui devraient répondre au premier besoin. Récemment, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a fourni des données horaires ou quotidiennes modélisées à partir d’une analyse objective à l’échelle du Canada, y compris les régions rurales, qui seront améliorées advantage et disponibles en 2020, et un nouveau modèle national pour la fumée des feux de forêt sera élaboré dans le cadre d’un autre projet intitulé « Élaboration d’un modèle national de l’exposition aux PM2,5 provenant de la fumée dégagée par les feux de forêt » (Stieb), ce qui permettra de résoudre le deuxième besoin. Àl’heure actuelle (en janvier 2018), les données sur la santé sont disponibles jusqu’en 2012 en ce qui concerne la mortalité et 2015 pour les hospitalisations, à l’exception de la province de Québec. En ajoutant de 12 à 15 années récentes, la CAS peut être mise à jour, ce qui répond au troisième besoinL’objectif du projet est de répondre à trois préoccupations liées aux mises à jour de la CAS :(1) amélioration du modèle statistique pour tenir compte des corrélations entre les trois polluants atmosphériques spécifiés;(2) élargissement de la couverture spatiale aux régions rurales;(3) élargissement de la couverture temporelle aux années plus récentes