Parce qu’ils se nourrissent en filtrant l’eau de mer, les mollusques bivalves (myes, moules, huîtres, coques européennes, pétoncles, panopes du Pacifique) peuvent absorber dans leur chair des substances nocives présentes dans l’eau. Il y a de fortes concentrations de bactéries et de virus provenant des eaux usées dans les mollusques qui vivent dans des eaux polluées par les égouts. Les mollusques contaminés sont dangereux pour la santé publique.
Trois ministères ou organismes fédéraux, soit le ministère des Pêches et des Océans (MPO), l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Environnement Canada (EC), administrent conjointement le Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques (PCCSM). Le rôle d’EC est d’évaluer les sources réelles ou possibles de contamination fécale à l’aide d’un relevé sanitaire du littoral, ainsi que de recueillir des échantillons d’eau de mer à des fins d’analyses bactériologiques. On mesure les concentrations de coliformes fécaux pour avoir une indication de la contamination par les eaux usées. On compare les résultats de chaque site d’analyse de la qualité de l’eau de mer à une norme internationale et, en fonction de la qualité de l’eau et des renseignements concernant l’état sanitaire du littoral, on fait des recommandations au Comité interministériel des mollusques et crustacés de la région du Pacifique qui classe les eaux de croissance aux fins de récolte.
Pour obtenir plus d’information à propos du PCCSM, veuillez consulter :
http://www.inspection.gc.ca/aliments/poisson-et-produ…
Dans le but de maintenir la classification d’une région approuvée, deux échantillons d’eau de mer sont prélevés à partir de chaque site d’analyse de la qualité de l’eau de mer chaque année et sont analysés afin de déterminer les concentrations de coliformes fécaux et de salinité. Environnement Canada requiert les services d’un entrepreneur pour le prélèvement des échantillons d’eau de mer dans les sites établis d’analyse de la qualité de l’eau de mer répartis le long des îles de la Reine-Charlotte en Colombie-Britannique, qui s’étendent du cap Saint-James au sud jusqu’à l’entrée Dixon au nord.