Aperçu :
En 2011, Statistique Canada a nommé le laboratoire du Groupe de travail sur l’eau potable (GTEP) de la Division de l’exposition et de la biosurveillance de Santé Canada, responsable de l’analyse de l’eau du robinet (eau potable) en vue d’y détecter des Composés Organiques Volatiles (COV) en particulier (THM et BTEX). Cette analyse fait partie de l’ECMS, une étude nationale sur la santé de la population canadienne, et se déroule sur deux des cycles de l’Étude (cycle 3 et cycle 4), d’une durée de deux ans chacun. Ce projet, qui prévoit la collecte de 5 000 à 6 000 échantillons sur 30 sites, est le plus imposant projet d’échantillonnage réalisé au Canada concernant les COV.
Pendant le cycle 3, des défis supplémentaires ont été identifiés : pour certains sites, le nombre d’échantillons recueillis a presque doublé par rapport à ce qui était prévu; les résultats relatifs aux analytes étaient plus élevés que prévu et les échantillons ont dû être dilués à plusieurs reprises. Le groupe d’analyse a dû s’impliquer davantage dans la préparation du matériel d’échantillonnage et l’expédition des échantillons, et les retards qu’ont accusés les expéditions par service de messagers ont empiété sur le « temps d’inactivité » que pouvait s’accorder l’équipe d’analyse, il a donc été difficile de planifier des vacances ou des congés pour raisons personnelles. Deux des trois analystes expérimentés du groupe ont quitté le projet; un a pris sa retraite alors que l’autre s’est vu proposer une occasion d’avancement de carrière. Il ne faisait aucun doute que l’équipe devait obtenir des services professionnels qui s’occuperaient de certaines activités courantes nécessaires au projet afin de permettre à certains membres de notre équipe d’analyse spécialisée d’avoir plus de temps pour superviser l’AQ et le CQ, traiter et présenter les données, entretenir le matériel pour s’assurer que l’analyse des échantillons recueillis ne soit pas interrompue et veiller à ce que les données soient d’excellente qualité. Si nous n’obtenons pas les services professionnels adéquats, le risque de perdre des échantillons et de prendre du retard quant aux résultats serait bien réel. Les coûts liés à la perte d’échantillons sont très élevés. En plus d’être l’élément le plus coûteux du projet, les échantillons d’eau du robinet sont tous liés à un échantillon de sang (encore plus dispendieux et difficile à obtenir) et un échantillon d’air. La perte d’un seul échantillon d’eau rendrait inutiles les échantillons qui lui correspondent.
Portée des travaux :
L’exécution du contrat permettra au GTEP de respecter à temps toutes ses obligations relatives au projet des COV qui sont énoncées dans le cartable du laboratoire. L’exécution du contrat minimisera le risque de perdre des échantillons importants (périssables) lorsqu’il y a une surcharge de travail causée par l’alourdissement de la tâche dans d’autres projets, la période des vacances, la prise de congés de maladie ou la prise de congés pour des raisons personnelles, des situations qui peuvent se produire dans de petits groupes d’analyse qui doivent travailler de manière soutenue pendant une longue période (début de la quatrième année d’un projet quinquennal). Elle améliorera aussi la rapidité de présentation des résultats, une exigence de Statistique Canada qui doit, de son côté, respecter ses propres obligations en matière d’établissement de rapport envers les participants de l’étude.
En résumé, elle améliorera et assurera (minimiser les risques) le rendement de notre laboratoire lors de sa participation à une étude scientifique importante menée par Statistique Canada et Santé Canada dans le cadre du Programme de monitorisation et de surveillance du Plan de gestion des produits chimiques 2
Possession de la propriété intellectuelle :
Santé Canada à posséder le droit d'auteur.
Exigence en matière de sécurité :
L'entrepreneur doit détenir en permanence, pendant l'exécution du contrat, une attestation de vérification d'organisation désignée (VOD) en vigueur, délivrée par la Direction de la sécurité industrielle canadienne (DSIC) de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC).
Les membres du personnel de l'entrepreneur devant avoir accès à des renseignements ou à des biens PROTÉGÉS, ou à des établissements de travail dont l'accès est réglementé, doivent TOUS détenir une cote de FIABILITÉ en vigueur, délivrée ou approuvée par la DSIC de TPSGC.
L'entrepreneur NE DOIT PAS emporter de renseignements ou de biens PROTÉGÉS hors des établissements de travail visés; et l'entrepreneur ou l'offrant doit s'assurer que son personnel est au courant de cette restriction et qu'il la respecte.
Exigences obligatoires :
EO1. Le chimiste-analyste du soumissionnaire doit avoir un baccalauréat en sciences avec une spécialisation en chimie, en biologie, en biochimie ou dans tout autre domaine offrant une formation complète relative à la chimie et au travail en laboratoire (soit un minimum de six cours théoriques et en laboratoire) dans une université reconnue. Une université reconnue est une université canadienne habilitée par le gouvernement provincial ou territorial à décerner des grades ou une université étrangère dont les programmes/grades sont considérés comme des équivalences par un membre de l’Alliance canadienne des services d’évaluation de diplômes.
EO2. Au cours des quatre dernières années, le chimiste-analyste du soumissionnaire doit avoir travaillé pendant au moins 1et ½ ans dans un laboratoire d’analyse de traces environnementales (analyses de parties par milliards) où la détection des contaminants organiques dans les matrices environnementales en phase aqueuse, comme l’eau potable, les eaux naturelles et les eaux usées se faisait par chromatographe en phase gazeuse avec détection en spectrométrie de masse (CPG-SM-SM).
EO3. Le chimiste-analyste du soumissionnaire doit avoir des connaissances pratiques de la technique de microextraction en phase solide (MEPS) servant à la préparation des échantillons pour l’analyse des contaminants organiques dans les matrices environnementales.
EO4. Le chimiste-analyste du soumissionnaire doit posséder un certificat valide pour le SIMDUT (Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail).
EO5. . Le chimiste-analyste du soumissionnaire doit posséder un certificat valide pour le transport des marchandises dangereuses.
Méthode de sélection :
Le plus grand nombre de points obtenus pour le mérite technique et le prix combinés
Il est entendu par les parties qui soumettent des propositions que, pour se qualifier, les soumissionnaires doivent répondre à toutes les exigences obligatoires et obtenir la cote minimale indiquée pour les critères cotés numériquement. Le contrat sera attribué selon l’établissement de la valeur optimale, en tenant compte à la fois du mérite technique des propositions et des évaluations de prix. Pour déterminer la cote globale obtenue par une entreprise, une pondération a été établie selon laquelle le mérite technique représentera 70 % de la soumission et le prix, 30 %.
Les demandes de renseignements concernant le besoin de la DP doivent être adressées par écrit à :
Nom de l’agent : Robert Merrick
Courriel : R••••••••@•••••.••.ca