La biosurveillance – la mesure directe de toutes les sources d’exposition – est la méthode de référence en surveillance. Elle constitue un élément fondamental de la gestion des produits chimiques. Les données de biosurveillance humaine orientent toutes les phases de la gestion des produits chimiques, de l’évaluation des risques à la gestion des risques, ainsi que les indicateurs de rendement du programme et les décisions prises en matière de santé publique.La classe des substances perfluoroalkyliques (PFAS) regroupe environ 5 000 produits chimiques ayant des propriétés de résistance, notamment à la chaleur et à l’huile. Elles sont présentes dans un large éventail de produits de consommation, dont les batteries de cuisine, les emballages alimentaires et les tissus hydrofuges et antitaches. Il existe peu de données sur les niveaux d’exposition aux PFAS et leurs effets sur la santé chez les Canadiens, particulièrement dans les groupes les plus vulnérables. Ces produits chimiques ne se dégradent pas facilement, et ils sont très présents tant dans l’environnement que chez l’humain. Des études ont révélé que l’exposition à certains PFAS affecte le système immunitaire et le système endocrinien.L’établissement des niveaux d’exposition à plusieurs PFAS d’intérêt et de leurs associations possibles avec des effets sur le système endocrinien ou le système immunitaire permettrait de combler une lacune importante dans les connaissances scientifiques et orienterait les lignes directrices des politiques relatives à ces produits chimiques.Les travaux décrits dans le présent énoncé fourniront les données nécessaires pour combler cette lacune sur le plan des connaissances en mesurant 40 PFAS d’intérêt (tableau 1) dans des échantillons biologiques de plasma ou de sérum fournis par deux biobanques canadiennes différentes. La biosurveillance de cette classe importante de produits chimiques dans les échantillons conservés est une méthode rapide, peu coûteuse et orientée vers l’avenir. Les données produites seront utiles pour les activités d’évaluation et de gestion des risques de Santé Canada dans le cadre du Plan de gestion des produits chimiques, ainsi que pour les activités de recherche que Santé Canada doit mener sur les perturbateurs endocriniens au titre de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999).