Dans le cadre de l’Initiative de protection des Grands Lacs (IPGL) du gouvernement du Canada, Environnement et changements climatiques Canada (ECCC) évaluera la vulnérabilité des milieux humides côtiers des Grands Lacs aux changements climatiques. Bien que l'impact des changements anticipés sur ces systèmes demeure à ce jour mal compris, une perte des services écosystémiques est attendue. La Section de la gestion de l'écosystème des Grands Lacs (GLEM) de la Direction générale de la politique stratégique d’ECCC dirige l'élaboration et la mise en œuvre des mesures relatives à l'habitat et aux espèces. Ces dernières répondent aux obligations du Canada en vertu de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs (AQEGL). À ce titre, le GLEM s’intéresse à l'impact des bouleversements du climat sur la fonction des milieux humides côtiers des Grands Lacs et à l’identification de mesures d'adaptation pouvant accroître leur résilience.
La modélisation de la réponse des communautés végétales des milieux humides aux changements climatiques est une méthode efficace de prédiction de la vulnérabilité. Cette méthode nécessite la création de modèles numériques d'élévation (MNE) qui demandent une bonne connaissance des carctéristiques topographiques et bathymétriques du terrain étudié. La caractérisation par LiDAR (Light Detection and Ranging), l’approche retenue dans le cadre de l’IPGL, est une méthode efficace de production des MNE. Ce type de données est néanmoins sujet à contenir des erreurs dues à la turbidité de l’eau et à la présence de végétation dense. Afin de procéder à une correction, des levées topographiques et bathymétriques précises doivent être prises sur le terrain afin de corriger les données d’élévation de la zone terrestre et aquatique des MNE.
ECCC demande l’échantillonnage et la livraison de données topographiques et bathymétriques brutes et traitées provenant de neuf (9) milieux humides côtiers situés du côté canadien de la portion nord du bassin de Grands Lacs. De plus, ECCC requiert que les levés topographiques soient effectués le long de transects prédéterminés et les levés bathymétriques à l’intérieur de polygones spatialement explicites.