L'invitation prend fin le 31 Août 2017
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) souhaite entreprendre une étude longitudinale sur les blessures de stress opérationnel (BSO), y compris l’état de stress post-traumatique (ESPT) dans la foulée de la stratégie en matière de santé mentale à l’intention de ses membres. Les services seront assurés à Regina (Saskatchewan) et les résultats seront présentés à la région de la capitale nationale (RCN).
Le Canada mettra le Rapport annuel de la GRC sur le rendement en matière de santé et de sécurité au travail 2015 et le Cadre de gestion des invalidités et des mesures d’adaptation de la GRC à la disposition des soumissionnaires qui en font la demande écrite à l’autorité contractante désignée à l’article 7.5.1. Les deux documents sont en format Adobe PDF et seront envoyés par courriel.
Les services prévus devront être assurés pendant une période de trois ans à compter de la date d’attribution du contrat, qui pourra être prolongé pour un maximum de sept (7) périodes d’un an chacune.
Les membres de la GRC sont exposés à un plus grand nombre d’incidents traumatisants que le grand public, et en particulier aux traumatismes liés au stress opérationnel (TSO). Selon Anciens Combattants Canada, un traumatisme lié au stress opérationnel se définit comment étant « tout problème psychologique persistant découlant de l’exercice des fonctions opérationnelles ». La dépression, l’anxiété, les phobies, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou la toxicomanie sont des exemples de TSO. Les TSO peuvent également avoir une incidence sur les proches de la personne touchée, ce qui entraîne des problèmes conjugaux et familiaux. Enfin, les TSO peuvent produire des symptômes physiques, comme des maux de ventre, des maux de tête ou des troubles de sommeil; ils peuvent également faire empirer les problèmes de douleur chronique.
La GRC reconnaît l’importance de la santé mentale et dispose de diverses mesures de prévention et d’intervention, pour améliorer la sécurité et la santé psychologique de l’ensemble de ses employés (http://www.rcmp.gc.ca/fam/strat-fra.htm). Malgré ces mesures, de nombreux membres quittent continuellement les rangs de la GRC en raison de problèmes de santé mentale. Par exemple, en 2014, 41,7 % des demandes de prestations d’invalidité de longue durée provenant de membres réguliers de la GRC ne faisant plus partie de la police (p. ex. renvoi pour raisons médicales), découlaient d’un problème de santé mentale. Une récente étude de l’Université de la Colombie-Britannique a permis de révéler que le personnel affecté aux urgences, notamment les policiers, a deux fois plus de chances de souffrir de stress post-traumatique que la population moyenne.
La GRC sollicite des services professionnels pour étudier et recenser les vulnérabilités et les capacités de résilience (p. ex. les marqueurs physiologiques et psychologiques) relatives aux traumatismes liés au stress chez les membres de la GRC et pour fournir des données empiriques qui contribueront à la mise au point d’interventions fondées sur des données probantes visant à protéger la santé mentale des membres réguliers. Les résultats devraient donner lieu à la conception de plans à long terme visant à soutenir la santé mentale générale des membres.