En dépit de l’effort de collaboration entre le gouvernement et l’industrie pour régler le problème, les mouvements incontrôlés de matériel ferroviaire posent toujours un sérieux problème de sécurité. Le Bureau de la sécurité des transports (BST), dans sa plus récente Liste de surveillance, a souligné l’importance historique de ces incidents et leurs possibles conséquences pour les employés et les collectivités. Des représentants du BST ont exprimé de nouvelles inquiétudes concernant le nombre de mouvements incontrôlés et ils ont noté que le nombre d’incidents suivait une tendance à la hausse depuis 2015. Tout récemment, en 2019, le nombre d’incidents a atteint un sommet. Cette année-là, il y a eu 78 incidents.Les mouvements incontrôlés peuvent se produire pour une variété de raisons dans le cadre de nombreux scénarios d’exploitation, ce qui rend l’analyse des causes fondamentales et l’établissement de mesures d’atténuation plus complexes. La plupart des mouvements incontrôlés concernent quelques wagons qui avancent à une faible vitesse, mais ces mouvements ont entraîné des blessures graves, des décès et des dommages environnementaux.Cette étude vise à évaluer les façons de réduire davantage le nombre de mouvements incontrôlés au moyen de l’évaluation des facteurs humains, les pratiques en matière d’exploitation ferroviaire et les technologies.L’objectif consiste à déterminer :les principales technologies (existantes et éprouvés ainsi que nouvelles) que l’industrie ferroviaire pourrait utiliser pour limiter le mouvement incontrôlé (MI), y compris une possible automatisation et la réduction des erreurs humaines et la faisabilité de la mise à niveau de nouvelles technologies afin qu’elles soient compatibles avec les environnements opérationnels actuels. les considérations/principes liés aux facteurs humains (FH) qui sont toujours présents lors d’incidents de MI et les mesures d’atténuation qui peuvent être prises pour réduire ces incidents.les pratiques opérationnelles, comme la gestion des ressources de l’équipage (GRE), utilisées dans d’autres industries où la sécurité est primordiale, qui pourraient être mises en œuvre dans un environnement ferroviaire où le MI peut poser un risque à la sécurité.