Les Services spécialisés de soutien en matière d'armes à feu (SSSAF) de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) appuient les activités de classification des armes à feu, notamment pour déterminer si certains dispositifs répondent à la définition d’une arme à feu au sens de l’article 2 du Code criminel.
Un défi récurrent dans l’évaluation technique des projectiles à faible vitesse consiste à déterminer si un dispositif est capable de causer des blessures corporelles graves, ce qui correspond à la définition d’une arme à feu du Code criminel. Ces évaluations nécessitent des données scientifiquement défendables concernant le rendement et le potentiel de blessure des projectiles tirés par de tels dispositifs.
Pour étayer ces évaluations, les SSSAF cherchent un moyen de déterminer expérimentalement les vitesses balistiques limites V50 de divers projectiles couramment utilisés dans les armes à air comprimé, les dispositifs airsoft et d’autres appareils dont les projectiles atteignent une faible vitesse.
Les renseignements qui en découlent peuvent appuyer les activités de classification des armes à feu et contribuer à notre compréhension technique élargie du rendement des projectiles et du potentiel de blessure.
Le Canada s’intéresse particulièrement à la recherche qui élargit la méthodologie et les conclusions présentées dans les DP 3, 4 et 5. Contrairement aux études citées en référence, qui se sont concentrées sur un nombre limité d’armes à air comprimé et de types de projectiles, le besoin potentiel pourrait consister à mettre à l’essai une plus grande gamme de projectiles et de dispositifs faisant couramment l’objet d’activités de classification des armes à feu, y compris les armes à air comprimé, les dispositifs airsoft et d’autres appareils dont les projectiles atteignent une faible vitesse.