1. Évaluer la fiabilité des analyses d’ADNe sur le terrain (partie A).
Un certain nombre de variables environnementales peuvent influer sur la capacité à détecter l’ADNe dans l’environnement, même en présence de populations cibles connues. Ces facteurs comprennent la disponibilité de l’ADN dans la colonne d’eau, qui peut notamment dépendre de la distance de la source, du débit d’eau et du profil de circulation de l’eau. En outre, l’ADNe peut être moins disponible d’une saison à l’autre selon les tendances d’activité des bivalves, ou être plus difficile à doser en raison de la présence d’inhibiteurs dans la colonne d’eau, laquelle peut également varier selon les saisons. Par conséquent, afin de développer une stratégie d’échantillonnage robuste, il est important d’évaluer l’incidence de l’emplacement de l’échantillon, de la distance par rapport à la source et de la saison sur la capacité de détecter l’alasmidonte renflée au moyen de l’ADNe. Les résultats de la présente étude orienteront la stratégie d’échantillonnage actuelle dans le cadre de la surveillance des populations existantes d’alasmidonte renflée, et faciliteront l’exploration de nouveaux habitats dans la recherche de populations inconnues de cette espèce.
2. Établir les limites de détection et les limites de quantification au moyen d’essais de détection (partie A).
La capacité à détecter l’ADN environnemental sera toujours fonction de la quantité et la qualité de l’ADN présent dans l’environnement, et de la sensibilité de l’essai pour détecter cet ADN. Il est important d’établir la sensibilité du système actuel conformément aux nouvelles normes récemment proposées pour la surveillance au moyen de l’ADN environnemental. Les résultats de cette analyse permettront de produire des rapports normalisés de nos données de terrain, faciliteront les comparaisons entre les études d’ADNe pour l’alasmidonte renflée et d’autres bivalves, et amélioreront l’interprétation de la variation spatiale ou temporelle des résultats.
3. Élaborer une clé d’identification moléculaire pour les dix espèces de moules d’eau douce présentes au Canada atlantique (notamment la lampsile jaune, l’alasmidonte renflée et l’alasmidonte naine) [partie B].