DEMANDE DE PROPOSITION
No de la demande : F5211-150439
Date limite : Le 16 mars 2016
Heure : 14 h 00 HNA
Il s’agit d’un besoin de Pêches et Océans Canada (MPO)
Titre : Microplastiques et conchyliculture : présence, portée, impacts potentiels et mesures d'atténuation.
OBJECTIFS DU BESOIN
1) Déterminer la concentration de microplastiques dans les palourdes, les huîtres et les moules d'élevage dans le littoral de la Colombie-Britannique.
2) Déterminer la concentration de microplastiques dans le milieu ambiant.
3) Caractériser le type de microplastiques trouvés et déterminer leurs sources potentielles.
4) Évaluer la dépuration comme mécanisme potentiel pour éliminer les microplastiques.
5) Déterminer l'incidence des microplastiques sur la santé et la résilience des mollusques.
Des recherches scientifiques seront menées pour atteindre les objectifs ci-dessus. Les données seront recueillies et analysées, et les résultats seront rédigés sous forme d'articles pour soumission à des revues à comité de lecture.
CONTEXTE
Bien que les débris de plastique volumineux soient une menace connue pour le biote marin, les microplastiques (< 5 mm) font l'objet d'une attention accrue depuis six ans en raison des risques d'ingestion, de leur persistance et de leur omniprésence (Desforges et coll., 2013). Les eaux usées industrielles et résidentielles constituent d'importantes sources de microplastiques, puisqu'elles contiennent des fibres de vêtements synthétiques, des granules industrielles (p. ex., des granules de résine) et des particules provenant de nettoyants pour le visage (Cole et coll., 2011). Les microplastiques sont également formés par la dégradation et la fragmentation de macroplastiques (Browne et coll., 2011; Andrady, 2011) issus d'activités récréatives, commerciales et industrielles, notamment des industries de l'aquaculture et de la pêche (Cole et coll., 2011). Les méthodes actuelles de conchyliculture nécessitent l'utilisation de filets antiprédateurs (habituellement faits de plastique) pour les palourdes intertidales, tandis que l'ostréiculture utilise des clôtures et des radeaux intertidaux en plastique qui comprennent une abondance de cordes de nylon, de polystyrène et de divers autres types de plastique pour les flotteurs et les cages (Jamieson et coll., 2001; Dumbauld et coll., 2009).
Des microplastiques ont été trouvés dans l'environnement marin, tant dans les sédiments que dans l'eau (Hidalgo-Ruz et coll., 2012), ainsi que dans une variété de taxons marins, y compris les bivalves élevés de manière commerciale (Van Cauwenberghe & Janssen, 2014). De récentes recherches ont permis de trouver des microplastiques dans tous les échantillons d'eau de mer recueillis dans divers sites côtiers de la Colombie-Britannique, allant de 8 à 9,179 particules/m3, mais les répercussions sur le biote sont encore mal connues (Deforges et coll., 2014). Des effets physiques nocifs pour la santé animale ont été observés chez les arénicoles, les moules et le zooplancton (Cole et coll. 2013; Bessling et coll., 2013). Le lixiviat toxique provenant des microplastiques ingérés et de polluants de l'eau, qui pourraient adhérer aux particules de microplastiques en raison de leur nature hydrophobe, pourrait également entraîner la bioaccumulation et des effets toxiques nuisibles (Oehlmann et coll., 2009). À ce jour, aucune étude ne s'est penchée sur les réactions à grande échelle des bivalves marins à l'ingestion de microplastiques. Les travaux avancés dans la présente demande de propositions seront un ajout considérable à ce nouveau domaine de recherche grâce à la génomique fonctionnelle hautement informative pour analyser les effets des microplastiques sur la santé animale globale.
Les connaissances sur les microplastiques ont augmenté, tout comme la préoccupation du public à l'égard de la consommation humaine par rapport aux fruits de mer; en particulier pour les bivalves filtreurs qui sont des bioaccumulateurs naturels pour les particules et les polluants de l'eau. L'exposition alimentaire annuelle aux microplastiques chez les consommateurs européens de mollusques a été estimée représenter jusqu'à 11 000 particules par année (Van Cauwenberghe et Janssen, 2014). L'industrie des mollusques et crustacés de la Colombie-Britannique souhaiterait être proactive pour répondre à cette préoccupation en menant des recherches visant à déterminer la présence et la proportion de microplastiques dans les mollusques et le milieu ambiant, à proposer des stratégies d'atténuation et à en cerner les effets possibles sur la santé. La BC Shellfish Growers Association et le MPO collaborent pour mener des recherches permettant d'examiner les objectifs décrits ci-dessus (voir la section 1.4).
DURÉE DE CONTRAT
La période du contrat est à partir de la date du contrat jusqu'au 31 Décembre, 2007 inclusivement
SÉCURITÉ
L'entrepreneur ou l'offrant doit détenir en permanence, pendant l'exécution du contrat ou de l'offre à commandes, une attestation de vérification d'organisation désignée (VOD) en vigueur, ainsi qu'une cote de protection des documents approuvée au niveau PROTÉGÉ A, délivrées par la Direction de la sécurité industrielle canadienne de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.
Les membres du personnel de l'entrepreneur ou de l'offrant devant avoir accès à des renseignements ou à des biens PROTÉGÉS, ou à des établissements de travail dont l'accès est réglementé, doivent TOUS détenir une cote de FIABILITÉ en vigueur, délivrée ou approuvée par la Direction de la sécurité industrielle canadienne (DSIC) de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC).
L'entrepreneur NE DOIT PAS utiliser ses propres systèmes informatiques pour traiter, produire ou stocker électroniquement des renseignements ou des données et(ou) de production au niveau PROTÉGÉ tant que le MPO ou la DSIC, TPSGC ne lui en aura pas donné l'autorisation par écrit. Lorsque cette autorisation aura été délivrée, ces tâches pourront être exécutées jusqu'au niveau PROTÉGÉ A.
Les contrats de sous-traitance comportant des exigences relatives à la sécurité NE doivent PAS être attribués sans l'autorisation écrite préalable du MPO ou de la DSIC de TPSGC.
EXIGENCES OBLIGATOIRES
Les propositions seront évaluées selon les critères obligatoires détaillés dans le présent document. Les propositions présentées par le soumissionnaire doivent démontrer clairement qu'elles répondent à toutes les exigences obligatoires pour que leur soumission soit retenue aux fins d'une évaluation plus approfondie. Les propositions qui ne répondent pas aux critères obligatoires ne seront pas retenues.
Critère obligatoire
O1 Les soumissionnaires doivent démontrer qu'ils ont publié au moins sept articles scientifiques dans des revues internationales à comité de lecture.
O2 Les soumissionnaires doivent démontrer une aptitude à mener des recherches sur la conchyliculture et la génomique des mollusques.
MODE DE SÉLECTION
Le soumissionnaire retenu sera sélectionné sur la base du plus haute note conforme combinée du mérite technique et du prix.
Les demandes de renseignements concernant le besoin de la DP doivent être adressées par écrit à l’agent des marchés de la Division de l’approvisionnement et des marchés suivant :
Mat Keating
Agent principal des contrats
Services du matériel et des acquisitions
Pêches et Océans
301 allée Bishop
Fredericton (N-B) E3C 2M6
Courriel : D••••••••@•••••••.••.ca