L’industrie CANDU au Canada a démontré avec succès pendant des décennies la fuite avant rupture pour les tubes de force au moyen de méthodologies déterministes. Cependant, les propriétés de résistance diminuée aux fractures des tubes de force en raison de l’augmentation de la concentration en hydrogène posent problème dans les évaluations actuelles. L’approche déterministe est appuyée par des méthodes de mécanique des fractures avec des propriétés de résistance des matériaux déterminées par expérimentation. La fuite avant rupture doit être démontrée pour les tubes de force utilisés dans les réacteurs CANDU en exploitation avec une concentration en hydrogène supérieure à la limite de solubilité solide terminale de dissolution de l’hydrogène à une température soutenue. La principale préoccupation est la défaillance des tubes de force en raison d’une défectuosité volumétrique à la suite du développement d’une fissure et de sa croissance en mode sous-critique par fissuration par hydruration retardée à la température d’exploitation.
En réponse aux limites évaluées dans l’approche liée aux fuites avant rupture actuelle, un nouveau cadre probabiliste pour les fuites avant rupture composé de méthodologies de niveau 1 et de niveau 2 a été proposé par l’industrie CANDU. Même si l’approche probabiliste est autorisée dans la norme N285.8-10 de la CSA, la méthodologie probabiliste liée aux fuites avant rupture n’a pas encore été acceptée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire. De la même manière, d’autres organismes de réglementation nucléaires n’ont pas encore accepté les méthodologies probabilistes liées aux fuites avant rupture.
Ce projet a pour objectif d’obtenir une évaluation indépendante d’un tiers au sujet des méthodes probabilistes de niveau 1 et de niveau 2 proposées pour les fuites avant rupture.