Le projet concerté visant à améliorer la résistance de l’orge à la fusariose de l’épi de blé (FEB) est dirigé par James Tucker, du Centre de recherche et de développement de Brandon d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), et nécessite la participation de chercheurs d’autres sites d’AAC ainsi que d’autres programmes publics d’amélioration du blé et de l’orge présents dans l’Ouest canadien. La FEB est la maladie la plus nuisible sur le plan économique pour l’orge du Canada et l’accumulation de mycotoxines, comme le DON produit par le champignon Fusarium graminearum, réduit l’acceptabilité de l’orge aux fins de maltage et de brassage ainsi que pour nourrir les animaux, en particulier les porcs. L’utilisation de la résistance génétique pour contrôler cette maladie est la solution la plus souhaitable à long terme. Des milliers de souches généalogiques d’orge sont analysées chaque année dans la vaste pépinière de Brandon consacrée à la FEB et dans plusieurs plus petites pépinières affiliées situées un peu partout au Canada. Les symptômes visuels en 2019 indiquent que la teneur en DON des échantillons devrait être modérément élevée, probablement dans l’intervalle moyen à supérieur (pour des pépinières inoculées artificiellement avec la FEB, où la teneur est généralement beaucoup plus élevée que celle observée dans les champs des agriculteurs. La corrélation entre les symptômes visuels de cette maladie et les teneurs en mycotoxines laisse à désirer et les analyses du DON sont donc essentielles à la réussite du projet en plus d’être un des principaux facteurs limitants. Dans le cadre de ce projet, le laboratoire de la Dre Barbara Blackwell au Centre de recherche et de développement d’AAC à Ottawa réalise jusqu’à 6 000 analyses du DON chaque année en utilisant la technique ELISA. Il n’est pas possible d’augmenter le nombre d’analyses effectuées au Centre de recherche et de développement d’Ottawa (CRDO-AAC) et les échantillons additionnels prélevés dans les pépinières en 2019 doivent donc être analysés ailleurs.