Sommaire du besoin:
Pêches et Océans Canada (MPO) exige une analyse taxonomique des algues de glace et du phytoplancton de l’Arctique, dans la gamme de tailles du microplancton et du nanoplancton, au niveau taxonomique le plus bas possible sous microscopie inversée. Cette analyse vise à appuyer les études écosystémiques sur les répercussions des changements climatiques et les autres facteurs de stress pour les écosystèmes marins, la structure du réseau trophique et la biodiversité dans l’Arctique.
Le MPO participe à la surveillance à long terme des écosystèmes marins dans l’Arctique canadien, y compris les écosystèmes associés aux glaces de l’Extrême-Arctique canadien et les écosystèmes côtiers. Des analyses taxonomiques des producteurs primaires de phytoplancton et d’algues de glace sont nécessaires pour évaluer la composition des communautés, les changements potentiels dans la structure des communautés et/ou la dominance des espèces en ce qui concerne le cycle du carbone et les changements liés au climat dans la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes.
Veuillez consulter le document Préavis d'adjudication de Contrat (PAC) pour connaître tous les détails de l'exigence.
CRITÈRES D’ÉVALUATION DE L’ÉNONCÉ DES CAPACITÉS (EXIGENCES ESSENTIELLES MINIMALES)
Tout fournisseur intéressé doit démontrer dans un énoncé de capacités qu’il répond aux exigences suivantes :
L’Entrepreneur doit :
1. Détenir une attestation d’un établissement reconnu dans le domaine de la taxonomie du phytoplancton.
2. Posséder un minimum de 10 années d’expérience dans l’analyse taxonomique du phytoplancton marin et des algues de glace de l’Arctique canadien.
3. Détenir une formation spécialisée dans l’identification, au niveau du genre et de l’espèce, des taxons de phytoplancton marin et d’algues de glace de mer (y compris les diatomées, les dinoflagellés et les flagellés, notamment les coccolithophoridés, les prasinophytes, les cryptophytes et les euglénophytes). Il peut s’agir d’espèces peu communes et inhabituelles. Détenir au moins 10 ans d’expérience de l’identification de ces taxons de l’Arctique canadien, y compris la mer de Beaufort, la baie de Baffin, l’archipel canadien et la baie d’Hudson.
4. Avoir une vaste expérience (5 ans ou plus) de l’identification d’espèces rares, envahissantes et particulièrement nuisibles de phytoplancton marin et d’algues de glace de mer dans l’Arctique canadien.
5. Avoir au moins 10 ans d’expérience de l’identification taxonomique d’échantillons préservés dans une solution de Lugol acide et de formaline, et être en mesure d’identifier les cellules de phytoplancton ou d’algues de glace préservées de cette manière.
6. Fournir l’espace de travail, l’équipement de laboratoire et le matériel nécessaires à l’identification cellulaire et au dénombrement, défendables sur le plan scientifique, du phytoplancton marin et des algues de glace de l’Arctique. Plus précisément, l’entrepreneur doit fournir ce qui suit :
a. Chambres et colonnes de sédimentation Hydro-Bios de différents volumes (5, 10, 25, 50 et 100 ml) pour s’adapter aux divers types d’échantillon
b. Plaques en verre, bagues et couvercles arrondis en verre pour les chambres de sédimentation Hydro-Bios
c. Pipettes de 100 µl à 5 ml préétalonnées et mesures volumétriques de haute précision pour des échantillons allant jusqu’à 100 ml
d. Microscope inversé avec grossissement de 100X, 200X et 400X, à contraste de phase et contraste interférentiel différentiel, avec capacité de mesure de la taille
e. Caméra numérique adaptée au microscope inversé
f. Documentation et références taxonomiques spécialisées pour l’identification des algues de glace et du phytoplancton marin de l’Arctique canadien
7. Avoir de l’expérience des descriptions d’espèces marines de phytoplancton et d’algues de glace de mer utilisées dans des articles et/ou des chapitres de livres évalués par des pairs, à l’échelle locale canadienne à l’échelle panarctique.