Période contractuelle : De l’attribution du contrat jusqu’au 31 mars 2026 avec deux (2) périodes d’option d’un an.
1. TITRE
Évaluation de la fréquence des micronoyaux dans les cellules urothéliales et les cellules épithéliales buccales prélevées chez des pompiers luttant contre les feux de végétation
2. PORTÉE
2.1. Introduction Les pompiers présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires chroniques, de maladies respiratoires et de cancer. En 2024, le gouvernement du Canada a adopté la Loi relative au cadre national sur les cancers liés à la lutte contre les incendies. L’un des objectifs est la mise en place d’un cadre national permettant d’accroître la sensibilisation aux cancers liés à la lutte contre les incendies.
Les biomarqueurs précoces des effets génotoxiques, comme la fréquence des micronoyaux (MN) dans des populations cellulaires ciblées, peuvent être utilisés pour surveiller le risque de cancer (Fenech et al., 2020). Plus précisément, la présence de MN dans les cellules urothéliales de la vessie a été liée au cancer de façon empirique et mécaniste (Arora et al., 2010; Espinoza et al., 2019). De même, les MN présents dans les cellules épithéliales buccales ont également été associés à un risque accru de cancer (Bolognesi et al., 2015). Santé Canada (SC) est à la recherche d’un entrepreneur qui devra évaluer la fréquence des MN dans les cellules urothéliales et les cellules épithéliales buccales prélevées chez des pompiers luttant contre les feux de végétation. Ces travaux font partie des produits livrables décrits dans un projet de Santé Canada intitulé « Effets génotoxiques en tant que biomarqueurs précoces du risque de cancer chez les pompiers forestiers ». Le projet est financé au titre du cadre national susmentionné.
2.2. Objectifs de l’exigence
L’exigence vise à évaluer la fréquence des MN dans des échantillons de cellules urothéliales et de cellules épithéliales buccales prélevés chez des pompiers chargés de l’extinction active des feux de végétation. Santé Canada réalisera d’abord une étude de petite envergure au moyen d’échantillons d’urine et d’écouvillons buccaux prélevés auprès de 12 personnes de la région; ces échantillons pilotes serviront à évaluer un protocole interne de préparation d’échantillons provenant d’écouvillons urinaires et buccaux. Par la suite, Santé Canada prélèvera 90 échantillons par exercice financier (EF) chez des pompiers chargés de l’extinction active des feux de végétation. Les cellules urothéliales et les cellules épithéliales buccales seront isolées à partir d’écouvillons urinaires et d’écouvillons buccaux, respectivement, puis
fixées, placées sur des lames de microscope en verre et colorées convenablement pour la détermination de la fréquence des MN. Les données sur la fréquence des MN permettront aux chercheurs de Santé Canada de combler les lacunes en matière de connaissances relatives au risque de cancer chez les pompiers, en outre pour élaborer des stratégies d’atténuation des risques.